Au départ de Cracovie

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Pologne

Après avoir visité Cracovie et ses environs proches, trois possibilités peuvent se présenter, selon vos envies et selon vos centres d’intérêt.

A partir de Cracovie, il est possible de rejoindre la station de moyenne montagne de Zakopane,située dans les Tatras.

Vous aurez également la possibilité d’aller à TORUN, ville natale de Nicolas COPERNIC, qui est située à 400 kms au nord-est en direction de VARSOVIE ou enfin d’aller à WROCLAW, qui a eté capitale européenne de la culture en 2016.

Première option : ZAKOPANE et les montagnes des TATRAS

Les TATRAS (TATRY en polonais)) constituent la frontière naturelle avec la SLOVAQUIE. Elles constituent le massif le plus élevé des Carpates occidentales.

ZAKOPANE et sa proche région en sont la porte d’entrée, avec de très nombreuses randonnées qui s’offrent à vous, ainsi que des stations de sport d’hiver.

Située dans la région de PODHALE, la station de ZAKOPANE est située à 838 m. d’altitude. Elle fut longtemps, avec ses maisons et chalets de bois aux volets sculptés, la villégiature privilégiée de l’intelligentsia dans l’entre-deux guerres. Les exemples de l’architecture traditionnelle y sont nombreux (cf.photos ci-dessous). Elle est aujourd’hui une station touristique et réputée. Les périodes idéales pour s’y rendre sont le printemps et l’automne.

ZAKOPANE constitue le point de départ de nombreuses randonnées pour des marcheurs de tous niveaux.

C’est également à Zakopane,que se trouve le vieux cimetière également très typique.(cf.photos)

C’est un endroit rempli de silence et de sérénité. C’est réellement prenant.

A signaler que Zakopane est également l’endroit où l’on peut voir la maison Polonia, bel exemple de construction traditionnelle. Cette demeure est sise dans la rue Chramcowki. Egalement visible au coeur de cette bourgade, la demeure du musicien Karol Scymanowski, né à Timochyvka aux confins de la Pologne (actuellement en Ukraine). Il fut un pianiste et musicographe émérite. Il apprit le piano dès l’âge de 7 ans.

Au delà de cette première journée de découverte de cette cité montagnarde, il est possible d’aller visiter l’église en bois de Debno, à environ 40 kms de Zakopane.Cette virée vous permettra de sillonner par la route une partie de la région de « Petite Pologne ». L’église fut bâtie au XV ème siècle et a été classée en 2003 au patrimoine mondial de l’Unesco (cf.photos).

Son clocher a une particularité : il abrite deux cloches. La plus grosse émet un son aigu alors que la plus petite fait résonner un son grave. Oui ce n’est pas une erreur !

Dans les villages autour de celui de Debno sont également présentes d’autres églises en bois qui méritent un détour s’il vous reste du temps.Les villages concernés sont ceux de Grywald, Harklowa ou encore Trybsz, au sud de Debno.

Il est à signaler enfin que vous ne devrez pas quitter la région de Zakopane sans avoir goûté le fromage local, appelé oscypek. C’est un fromage fumé qui contient 60% de lait de brebis. Il est de forme oblongue et orné de motifs rustiques. Il est vendu sous plastique pour qu’il puisse voyager.

Une deuxième journée dans cette contrée des Tatras permettra aux plus sportifs de réaliser l’ascension de deux sommets locaux :

– le premier peut être le mont GUBALOWKA. Il s’agit d’une randonnée tracée sur la carte desTatras. Ce mont s’élève à une altitude de 1120 mètres et propose ainsi une randonnée facile pouvant se faire en famille.

– Les plus téméraires et sportifs opteront pour l’ascension du mont GIEWONT, à une altitude de 1895 mètres. Il faut compter 5 heures pour atteindre le sommet d’où l’on a une magnifique vue sur une partie de la chaîne des Tatras.

Vous pouvez aussi opter pour aller en voiture dans la vallée de KOSCIELISKA, Des carrioles tirées par des chevaux emmènent ensuite les randonneurs vers les sentiers les plus éloignés, et ce, pour une somme modique en zloty devise de la Pologne. Ici, l’ambiance montagnarde est assurément au rendez-vous.

En résumé, il faut séjourner un minimum de deux à trois jours dans ce coin de la Pologne afin d’en profiter. Un séjour d’une semaine pour les amoureux de la nature et de la montagne peut égalerment s’envisager. Le massif des Tatras qui est situé entre la Pologne et la Slovaquie recèle des trésors de nature mais aussi d’authenticité dans certains des villages cités ci-dessus.

Deuxième option: visite de TORUN

Si vous ne souhaitez pas, au départ de Cracovie aller en direction des Tatras, il est possible au contraire de prendre la direction nord-ouest pour se rendre à TORUN, ville natale de l’astronome Nicolas COPERNIC.

Lovée le long de la Vistule (le fleuve qui traverse une partie de la Pologne), blottie dans ses remparts, Torun, ville de 200 000 habitants, dégage une grande sérénité mais est aussi animée d’une forte population étudiante. Les hôtels y sont agréables et pour tous les budgets, les restaurants nombreux comme les cafés dont une partie est située sur la place principale, appelée Rynek STAROMIEJSKI.

La richesse de son partimoine architectural lui a valu son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La vieille ville a en son centre le Rynek STAROMIEJSKI, long de 109 m et large de 104 m qui constitue le coeur batttant de cette ancienne ville de la Hanse au Moyen-Age. Sur cette place se trouve le Ratusz STAROMIEJSKI, hôtel de ville construit au XIII ème siècle mais remanié par la suite à différentes époques.

Sur le côté ouest de la place se dresse la poste en style néogothique.de 1881 qui jouxte l’église du Saint Esprit (Kosciol Sw DUCHA) qui fut construite, elle, en 1756. Revenons à l’hôtel de ville qui est une jolie bâtisse en briques rouges (matériau grandement utilisé dans le gothique du nord-est de l’Europe, et en particulier en Pologne). Cet édifice date du 13 ème siècle et fut remanié en 1393. Entre 1602 et 1604,l ‘achitecte flamand Van Obberghen lui ajouta un étage, des tourelles. Incendié par les Suédois lors du siège de 1703, il fut restauré et se vit ajouter des éléments de style baroque.

Toujours sur cette même place, on peut découvrir la maison d’Artus (Dwor ARTUSA) qui fut bâtie entre 1889 et 1891 dans le style néo-Renaissance. Cette demeure abrite le site (détruit au début du 19 ème siècle) où fut signé la fin de la guerre avec les chevaliers Teutoniques.

Se trouve aussi sur cette place, la statue en bronze de Nicolas COPERNIC, datant de 1853 et que l’on doit au sculpteur berlinois Friedrich TIECK. COPERNIC, pour rappel, oeuvra pour déterminer le sens de rotation de la Terre autour du soleil et non le contraire.

Enfin, toujours sur cette place, on ne saurait manquer « la Maison sous l’Etoile » édifice du XV ème siècle et demeure de Filippo BONACCORSI, précepteur des filles du roi Casimir JAGELLON. Ce bâtiment gothique restauré à la fin du XVII ème siècle devint l’édifice d’inspiration baroque italienne à la façade ornée de stucs que l’on contemple désormais avec, au sommet du pignon, l’étoile dorée qui lui a donné son nom.

La visite de la place s’achève avec celle de l’église Notre Dame qui fut construite pour les Franciscains de 1343 à 1370.

Une fois à l’intérieur de cette église vous pourrez admirer les trois nefs, hautes de 27 m et ornées de grandes fresques de la fin du XIV ème siècle . A ne pas rater également, les stalles du XV ème siècle. qui représentent des scènes et des personnages de la vie du Christ.

Autour de cette place, vous pourrez aisément faire une halte le midi dans l’un des restaurants qui se présenteront à vous. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets. Si nous devrions en recommander deux, ce seraient Stary Mlin (le vieux moulin en polonais) et MANEKIN, pour une ambiance plus feutrée, et qui vaut le détour. malgré un budget plus élevé.

Le soir du premier jour, vous pourrez également dîner sur cette même place. Il est à noter que la ville de Torun mérite bien une visite de deux jours au minimum et surtout un petit tour à pied la nuit.

En effet, après les bâtiments mentionnés plus haut il est à signaler que de nombreux autres endroits méritent une visite à Torun. Entre autres, la ceinture de remparts qui longe la Vistule est digne d’intérêt (cf. photos).

Profitons de ce moment pour expliquer les raisons de la richesse de cette ville.

Elle fut un centre important de la ligue hanséatique. En 1223, le grand-maître de l’ordre des chevaliers Teutoniques, Hermann von Salza, accorda une charte de fondation à la ville. A la fin du XIII ème siècle, la ville alors baptisée THORN, devint le reine de la Vistule et intègra la prestigieuse ligue hanséatique. Les constructions en bois, jugées alors peu sûres, furent remplacées par des constructions en brique. Le déclin s’amorça au XVII ème siècle : les guerres avec la Suède portèrent un rude coup à la ville qui fut plusieurs fois endommagée par les armes et par le feu. En 1793 , suite à la partition de la Pologne ,Torun passa sous la domination prussienne.

Le traité de Versailles de 1919, la rend à la Pologne qui l’érige en capitale de la Voivodie Pomméranie. A noter que Torun traversa presque intacte la deuxième guerre mondiale.

Poursuivre votre visite de Torun ,vous permettra de voir la tour penchée, l’un des symboles de la cité. Il s’agit d’une tour du XIII ème qui fiu convertie en prison au XVIII ème. Prenez ensuite la rue RABIANSKA qui passe entre deux greniers, l’un gothique, l’autre baroque. Chemin faisant, vous parviendrez à la rue Copernic, (Ulica Copernika) où se trouve la maison Copernic. Les deux maisons situées au n°15 furent restaurées en 1960. Copernic était issu d’une famille de négociants en cuivre qui possédait plusieurs maisons dans la ville.

Après la rénovation des années 2017-2018, cette maison est désormais à la pointe des technologies multimédia, sans pour autant avoir perdu son charme de maison médiévale. A l’intérieur des films en 4D retracent l’histoire des découvertes scientifiques.

Vous pourrez aussi programmer de visiter cette demeure, lors de votre deuxième jour de visite à Torun, en couplant cette visite avec celle de la petite ville de Golub-Dobrzyn. Cette dernière résulte de la fusion de Golub avec le bourg de Dobrzyn séparés par la rivière Drweça.

A Golub, se trouve un château érigé par les chevaliers Teutoniques à partir de 1309. Le château comprend deux étages avec des bâtiments qui s’organisent autour d’une cour carrée et pavée. L’étage du bas comprend un musée des objets de la vie quotidienne, le deuxième quant à lui abrite une salle consacrée au travers d’une collection d’armures, au tournoi qui se tient chaque année au mois de juillet devant le château. Ce tournoi montre depuis quasiment cinquante ans, des joutes, des parades de chevaliers, ainsi qu’un concours de tir à l’arc.

En rentrant à Torun, vous pourrez vous rendre au château des chevaliers Teutoniques de la ville pour le comparer avec celui de Golub.(cf photo ci-dessous).

Comme précédemment la dernière soirée pourra être consacrée à une dernière déambulation dans la ville qui vous donnera l’occasion de goûter voire d’acheter un pain d’épice de Torun, spécialité culinaire de cette ville du centre-est de la Pologne.

Le recette de pain d’épice de Torun est attestée dès le XIV ème siècle et longtemps gardée secrète, ne fut dévoilée qu’en 1725, dans un ouvrage médical. Cette sucrerie est tellement populaire à Torun que deux musées lui sont consacrés !

Le musée du pain d’épice de Torun (Muzeum Torunskiego Piernika) occupe la plus ancienne usine de pain d’Europe, un beau bâtiment en brique du XIX ème siècle. Ce musée présente l’histoire et les différentes phases de la fabrication et de la commercialisation du pain d’épice.

Torun, assurément une petite pépite à consommer sans modération!

Troisième option au départ de Cracovie: Wroclaw

La ville de WROCLAW, capitale de la Silésie, présente de multiples visages. Avec ses plus de cent ponts franchissant l’Oder, son hôtel de ville véritable joyau de l’architecture gothique du nord, mais aussi son quartier d’Ostrow TUMSKI (le plus ancien de la ville), elle ne manque pas d’atouts pour séduire les nombreux visiteurs entre autres allemands, qui s’y rendent chaque année.

N’oublions pas non plus son université ainsi que l’île de sable. Bref, les amoureux d’histoire, de patrimoine sont ici au bon endroit.

Le premier jour peut-êre consacré à la visite de la grande place, de la place au sel, mais aussi de l’université et de l’île au sable. A l’isue de cette première journée vous n’aurez que l’embarras du choix pour trouver une bonne antre afin de vous restaurer. Nous proposerons à la fin de cette partie une ou deux adresses qui nous paraissent mériter d’être mises en avant.

Commençons donc par la place principale, Rynek en polonais et qui est le coeur battant de la ville. Cette place est entourée d’édifices avec des façades peintes et de nombreux établissements et boutiques de qualité.(cf.photos).

Avant tout, votre regard se portera sur l’hôtel de ville (Ratusz en polonais). C’est un édifice maintes fois remanié qui constitue un patchwork de styles différents où le gothique tardif prédomine. Tout d’abord un édifice en bois s’élevait ici au XIII ème siècle. Ce dernier fut vite remplacé par un bâtiment en brique. De forme rectangulaire, l’édifice auquel ont été ajoutées des tourelles Renaissance, abritait l’administration de la ville et son sous-sol était consacré au stockage de la bière. De nos jours, un magnifique établissement se trouve dans ses caves. Il s’agit du restaurant Restauracja Piwnica.

La façade de l’hôtel sert d’écrin à une horloge astronomique. La façade sud, quant à elle, est richement décorée de sculptures figurant des scènes et des personnages de l’époque médiévale.

L’intérieur de cet édifice accueille diffrérentes salles où vous pourrez voir des collections municipales. Les pièces les plus remarquables sont la salle du Conseil à l’étage et la salle des Bourgeois au rez-de-chaussée. Près de la porte, un plan montre les différentes périodes de construction de l’édifice.

Au sommet de la tour figure la plus anciennne représentation des armoiries dont la ville s’est dotée en 1534.

Après cette immersion dans l’un des édifices majeurs de Wroclaw, il convient ensuite de se diriger vers la place au sel ( Plac Solny en polonais).

Cette place prolonge l’axe sud-ouest du Rynek. C’est également de cet endroit que partent de nombreux tours de villes. Noter qu’au n°16 vous pourrez voir l’ancienne bourse. (édifice sur la photo ci-dessus).

C’est aussi à cet endroit de la ville que se tient un marché aux fleurs tous les jours et 24h sur 24 ! Toujours dans l’angle nord-ouest du Rynek (grande place) se trouve l’église Sainte Elisabeth ( Kosciol Sw Eszbiety). Cette église datant du 14 ème et 15ème siècle fut protestante jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

En s’éloignant légèrement du Rynek, il est possible de se diriger vers l’université. En descendant la rue KIelbasnicza, en direction du fleuve Oder, il faut ensuite prendre à droite dans JATKI. Il s’agit de la rue des anciennes boucheries. Ici, l’atmosphère semble hors du temps. Cette rue accueille aujourd’hui de nombreuses boutiques à l’allure d’échoppes. A l’extrémité de la rue une plaque rend hommage aux animaux qui ont péri ici depuis le XII ème siècle.

Prenez ensuite la rue Kotlarska puis rue Wiezienna où se trouve l’ancienne prison circulaire qui abrite aujourd’hui un pub. Il est ensuite possible de poursuivre jusqu’à l’université (Uniwersytet).

Il s’agit là du plus grand ensemble baroque de la ville, fondé par les Jésuites en 1670 à l’emplacement de l’ancien château ducal des Piast (dynastie polonaise). Le bâtiment fut construit entre 1724 et 1742. Parmi les anciens élèves de cette antre du savoir, on peut citer William STERN inventeur du concept de QI , Alois ALZHEIMER découvreur de la maladie qui porte son nom ou encore Ludwik HIRSZFELD l’un des découvreurs des groupes sanguins. Au rez-de-chaussée, il est possible de visiter l’oratorium Marianum où se donnent toujours des concerts essentiellement de musique classique et la salle Longchamps (Sala Longchamps) où se trouve une exposition qui retrace l’histoire de ce collège de jésuites.

Enfin, à l’étage se trouve la salle Léopoldine (Aula Leopoldina) magnifique salle baroque ornée d’angelots et de nombreuses dorures. A l’issue de la visite de l’université, il sera temps de vous diriger vers l’île de sable. Pour y accéder vous pourrez passer par le pont PIASKOWY ( Most Piaskowy), le plus ancien de la ville, mentionné dès le XII ème ème siècle. Il traverse l’ODER devant les halles TARGOWA qui rappellent les anciens marchés de l’époque communiste.

Depuis l’île de sable, il est ensuite possible d’accéder à OSTROW TUMSKI qui est la partie la plus ancienne de la ville où naquit la cité au IX ème siècle. Dans les rues de ce quartier on peut encore observer à la nuit tombante, le ballet des allumeurs de réverbères, ce qui constitue un moment hors du temps.

Au XIII ème siècle, après la création de la ville nouvelle sur la rive droite de l’Oder, ce quartier devint l’apanage de l’autorité religieuse : il a d’ailleurs le surnom de « Petit Vatican ».

Bâtie au XIII ème et XIV ème siècles, l’église Sainte-Croix et Saint Barthélémy présente une structure unique de deux églises superposées.

L’église du bas fut longtemps utilisée par l’église gréco-catholique ukrainienne.Devant l’église, se dresse la statue de Saint Népomucène, patron des bateliers, des prêtres et des ponts. A quelques mètres de cette première église, se trouve celle de Saint-Jean-Baptiste. Elle occupe l’emplacement de la première cathédrale romaine construite autour de l’an Mil.

En sortant de l’église, vous vous dirigerez vers la rue Kanonina pour ensuite accéder au jardin botanique, qui a remplacé une partie des fortifications de la ville qui se dressaient le long d’un bras de l’Oder. Cet endroit est idéal pour se couper de l’agitation de la ville de Wroclaw. A noter qu’à proximité des deux églises mentionnées ci-dessus vous pourrez vous installer à la terrasse d’un restaurant pour y déguster la cuisine locale ou choisir de revenir sur la place principale de Wroclaw : Pierogarnia au n° 26 de la place. L’intérieur est cosy et raffiné. Les spécialités polonaises proposées y sont délicieuses.

Ceux qui le souhaiteront pourront consacrer une deuxième journée à la ville de Wroclaw pour y découvrir tout d’abord l’arsenal, situé au nord-ouest du centre-ville le long du fleuve Oder. Cet ancien arsenal du XV ème siècle abrite un musée archéologique et aussi un musée militaire. A ne pas manquer pour les passionnés d’histoire ! Attention, il faut savoir qu’au musée archéologique, les indications sont en polonais mais vous aurez toujours la possibilité d’activer l’un des nombreux traducteurs existant de nos jours.

En retraversant une partie de la ville, avec entre autres la place centrale pour admirer une nouvelle fois l’hôtel de ville, il vous sera possible d’enchaîner avec la promenade des fortifications, vers le sud de la ville, en passant auparavant par la rue Swidnicka et aussi à hauteur de l’opéra. La promenade des fortifications est noyée dans la verdure et suit les anciennes fortifications détruites par Napoléon, en 1807. La partie la plus intéressante se situe au sud-est du centre-ville de part et d’autre de la rue Piotra SKARGI.

La deuxième partie de ce deuxième jour à WROCLAW pourra soit être consacrée à la visite du centre historique appelé « Le dépot » qui est un musée de la vie dans cette ville au XX ème siècle (avec entre autres une salle de classe de l’époque communiste ou un magasin de cette même époque) soit la visite de la ville de TRZEBNICA avec la découverte du couvent cistercien (Klasztor Cysterek) qui fut le premier établi en Pologne, au XIII ème siècle, par le duc Henri le Barbu à la demande de sa femme Hedwige.

Le retour ensuite à Wroclaw permettra de faire un tour au hasard des rues avec pourquoi pas comme objectif de prendre des photos des nombreux lutins répartis dans la ville (cf.photos ci dessous). Ils ne sont pas moins de 400 et chaque année de nouveaux appraraissent.

Où qu’ils se trouvent les lutins sont associés à un élément évocateur : une hache rue des anciennes boucheries, une chaîne et un boulet en face d’une ancienne prison, un lutin repu sur le seuil d’une pizzéria sur le Rynek (la place centrale), etc… L’office de tourisme a même édité un plan des sites où se trouvent les lutins dans la ville.

Cette découverte du sud et du centre de la Pologne avec les trois villes de Cracovie, Torun et Wroclaw s’achève ici. Nous avons pu constater que ce pays recèle un nombre important de villes au passé plus que millénaire, avec une identité slave forte et ancrée à la fois dans le patrimoine mais aussi les traditions et la cuisine. Les polonais parfois distants et réservés au premier abord peuvent se révéler accueillants avec un sens de l’hospitalité et du respect aigu de l’autre, une fois cette première distance franchie. Enfin, le sud du pays autour de Cracovie a le gros avantage d’avoir des paysages variés et des coins de nature, en particulier dans les Tatras, totalement préservés. C’est également dans cette zone de montagne que nombre de traditions ainsi que le folklore nous ont paru les plus vivaces au cours de notre séjour.

La Pologne est un pays qui s’appréhende et demande aussi au visiteur, de sortir des circuits touristiques plannifiés. La curiosité dans ce pays n’est pas un vilain défaut mais bien au contraire la clé d’expériences et de moments intenses en émotions.

En conclusion, nous disons donc « Osez la Pologne »!